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Message  Louis-Édouard d'Escault le Jeu 14 Aoû - 16:22

Le Chancelier avait décidé de représenter lui-même son camps pour le débat organisé à l'occasion des élections générales. C'était l'occasion de placer sur le devant de la scène, de défendre son bilan mais surtout, de présenter son projet. Le débat, animé par un journaliste officiel - qui n'avait pas le droit de dire d'autres mots que ceux rédigés sur sa fiche, s'organisait en trois parties : une introduction où chaque candidat se présentait et résumait son projet, une seconde partie rythmée par les questions du journaliste au sujet d'organisation des institutions, de politique intérieure - au sens large, d'économie et enfin de politique extérieure et enfin une conclusion où chaque candidat avait l'opportunité de dire tout ce qu'il n'avait pas pu dire durant le débat. Le tirage au sort avait donné l'ordre suivant :
Pour l'introduction :
- Edgar Tutus, pour la liste Faire entendre le Peuple
- Stanislas de Guérin, pour la liste Le Roi, la Foi, la Tradition
- Gabriel Barentin, pour la liste Travail, Progrès, Famille
- Louis-Édouard d'Escault de Pompadour, pour la liste Libérer les énergies

Pour la conclusion :
- Gabriel Barentin
- Stanislas de Guérin
- Louis-Édouard d'Escault de Pompadour
- Edgar Tutus

Louis-Édouard savait à quel point ce débat serait difficile et combien il serait concentré sur lui et son bilan. Même s'il n'avait pas à en rougir, les élections étaient généralement plus difficiles pour les sortants que l'opposition.
Il se rendit néanmoins détendu au Grand Amphithéâtre de la Chambre des Nonces, non loin de l'Hémicycle, mais qu'il ne fallait pas confondre, le premier servant pour les conférences et les réunions de groupes, le second étant exclusivement réserver aux séances de la Chambre.

DÉBAT pour les élections générales Grandamphi-puvis_jpg
Les débattants étaient installés en demi-cercle sur une estrade, dans un ordre également tiré au sort et correspondant à l'ordre de prise de parole lors de l'introduction. Le journaliste se trouvait au milieu, en retrait. Les spectateurs étaient choisis pour quatre cinquième par les listes, chacune disposant d'un cinquième des sièges, le dernier cinquième étant réservé aux officiels. Trois secrétaires étaient chargés de retranscrire le débat pour une publication dès le lendemain au Journal Officiel, deux autres de compter les temps de parole. Cinq huissiers étaient préposés à la discipline de la salle, devant respecter le silence et une neutralité dans les gestes et les mimiques, toute contravention à l'une de ces règles entrainerait l'exclusion immédiate de la personne. Pas d'applaudissements, pas de grognements, pas d'éclats de rire, les nonces présents seraient surpris du calme qui pouvait régner dans ce lieu d'ordinaire si... animé. Le décor était nu, l'estrade couleur naturelle, les pupitres également, les feuilles de notes blanches. Les huissiers en livrées, les secrétaires en uniformes. L'organisation était minutieuse, mais de cela dépendait l'impartialité et l'objectivité du débat et donc, la qualité de l'élection.

une fois les invités installés, les débattants vinrent s'installer à leur pupitre et le journaliste lança le débat en invitant Edgar Tutus à s'exprimer. Toute la salle retint son souffle, ce sachant ce que l'énergumène allait leur offrir comme spectacle pour l'occasion.

........................................

SON EXCELLENCE LOUIS-ÉDOUARD D’ESCAULT
Duc de Pompadour
Chancelier d’Aldarnor
Grand veneur d’Aldarnor
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Message  Edgar Tutus le Jeu 14 Aoû - 17:03

Edgar Tutus n'aurait pas rêvé meilleure tribune que celle-ci pour dire tout ce qu'il pensait du Gouvernement Pompadour, de ses débattants, de ces élections, de cette Chambre, et du Roi. Habitué des pamphlets, moins des grands discours, il avait préparé un petit texte de présentation dont il n'était pas peu fier. Ses grands coups lorsqu'il était Rédacteur en Chef de l'Impertinent avait marqué. Le Roi ne ratait pas un numéro, chacun d'entre eux étaient un véritable événement et il était lu à l'étranger (de manière officieuse, car généralement chaque exemplaire trouvé était soigneusement détruit par les autorités). Même ses opposants lui reconnaissaient ses qualités de tribun mais tous le jugeaient excessifs, doux rêveur, voire dangereux? Lui se voyait visionnaire, et drôle. Tutus avait déjà surpris en utilisant son cinquième d'invités de manière assez audacieuse. Jugeant l'ambiance trop masculine, il n'avait invité que des femmes, ouvrières ou venues de province. Elles étaient toutes interloquées par la beauté du bâtiment et la gravité du moment. Les autres invités, quasiment exclusivement des hommes, les regardaient avec incrédulité et dégoût pour certains, peu nombreux heureusement.

Le journaliste donna la parole à Tutus. Celui lui leva les yeux, regarda attentivement l'assemblée, s'éclaircit la voix et débuta. Aujourd'hui, il ne voulait pas choquer mais émouvoir. Du moins dans un premier temps.


"Grâce à moi, mes interlocuteurs auront l'honneur de pouvoir commencer leur discours par un galant "Mesdames et Messieurs". Les plus pervers vont penser que mon invitation destinée à la gente féminine n'était destinée qu'à épuiser un peu du temps de parole de mes co-débattants avec ce mot supplémentaire, "Mesdames" ; et ils n'auront pas si torts. Je veux les épargner de quelques secondes des bonnes intentions que ces Messieurs vont religieusement nous présenter. Ces audacieux vont vous parler du Peuple, larme à l'oeil, se présenter comme les grands défenseurs des faibles et des opprimés, comme les pourfendeurs des injustices et des inégalités. Ils vont vous parler de changement, de réforme, d'évolution, le tout savamment réuni dans ce qu'ils appellent un "projet". Un grand projet. Un beau projet. Sont-ils naïfs ? Leur innocence doit-elle excuser leur ignorance ? Ou bavardent-ils à dessein ? Je ne les crois pas idiots, je n'ose cependant les croire vicieux. Je les pense humains, tout simplement. Mais aujourd'hui, je veux vous parler d'humanité, celle qui dépasse notre propre individualité, celle qui nous pousse à nous rapprocher de notre prochain, à le prendre en empathie, celle qui est générosité. Je ne veux pas vous parler d'un projet mais d'un avenir. Je veux vous faire entendre la souffrance de ceux dont vous prétendez connaitre les attentes, vous donner à voir le tableau de leur misère.
Tournez-vous, Messieurs, vers le banc de mes invités, observez-les ! Les trouvez-vous différentes de vous et moi ? Elles ont des cheveux aussi longs que vous et vos perruques ! Elles se fardent le visage, elles aussi. Elles ont une famille, des petites joies et des peines. Elles pourraient être à vos places, mais elles ne sont pas bien nées. Leur vie sera celle de leur mère, de leur grand-mère, de leur arrière-grand-mère. Je veux leur offrir un avenir pour que leurs enfants puissent, dans quelques années, discuter d'égal à égal avec vous et vous remplacer. L'avenir ne sera beau pour chacun d'entre nous que dans le partage et l'égalité. Nul ne peut être heureux avec tant de misère. Vous ne la voyez pas mais aujourd'hui, ayez le courage de la regarder !"
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Message  Stanislas de Guérin le Ven 15 Aoû - 12:20

Stanislas entra dans la salle un peu inquiet. Ce n'était que la troisième fois qu'il venait à la capitale et cette fois-ci, il était jeté dans une arène peuplé de fauves. Dans l'assemblée, il n'aperçut que quelques visages connu tel que le Comte de Richetimas dans les rangs des nonces conservatrices ou le Duc de Vitry dans les sièges de la Cour. Il s'assit au siège qu'on lui avait désigné. Après que Edgar Tutus ai achevé son introduction, il hésita un peu avant de prendre la parole.

Stanislas de Guérin

« Bonjour à tous, car voyez-vous monsieur Tutus, je ne suis pas là pour courtisé l'un ou l'autre des deux sexes, je parle à tout le monde moi [rire]. Trêve de plaisanterie, je crois qu'il est temps pour moi de présenter mon projet devant la docte assemblée qu'est la notre. Je sais que la plupart de mes opposants veulent des réformes, tous seront d'accord pour dire cela. Certes, tous veulent aller dans des directions différentes, en construisant des usines, en luttant pour un hypothétique progrès etc... Toutefois, à eux tous je pose une question : pourquoi ?
Pourquoi vouloir changer un système économique qui fonctionne depuis des siècles ? Certes la misère existe, et il est de notre devoir de lutter contre. Mais pensez-vous vraiment que c'est en enchaînant des hommes dans des prisons que vous nommez usines et en les appelants ouvriers que vous les sauverez de cette misère ? Je vous le dit tout net, non ce n'est pas comme ça que vous y arriverez. Si nous voulons résorber la misère, nous le ferons par un retour à la terre. En effet, qui peut être miséreux lorsqu'il a de quoi s'alimenter ?
Je vais également reprendre la question de mon précédant interlocuteur. Messieurs les candidats, ne voyez-vous pas le véritable visage du peuple ? Il n'est pas dans cette salle, il est dans les campagnes, dans les champs, cultivant et travaillant. La bourgeoisie, majoritaire dans l'électorat est en réalité très minoritaire dans notre société. Je vous le dis donc, c'est nous les conservateurs qui défendons réellement le peuple en défendant ces milieux ruraux contre ces messieurs les industrieux et messieurs les bourgeois. Nous défendons les propriétaires terriens et les producteurs contre les manufacturiers et les rentiers.

Alors je laisse la parole aux suivants en vous demandant, qu'avez vous réellement à proposer au peuple et au pays ? Des réformes menant vers un futur hypothétique ? Un grand exode rural pour supprimer notre agriculture et vous enrichir ? »

........................................

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Message  Gabriel Barentin le Sam 16 Aoû - 9:47

Barentin n’était pas un homme du peuple, c’était un bourgeois brillant qui vivait richement : un hôtel particulier à Rouvray, un château en province qui avait permis à son père d’accéder discrètement à la noblesse et une domesticité que l’on disait plus fournie que le duc de Vitry. Il était propriétaire de plusieurs compagnies de chemin de fer, avait des actions à la Banque d’Aldarnor, bref, il été un aristocrate au sens premier du terme, et d’ailleurs il se considérait comme tel : il était le meilleur. Il avait en horreur les discours des deux candidats précédents. D’ailleurs, il ne pouvait voir Tutus en portrait, alors en vrai… cet homme l’insupportait, d’autant plus qu’il venait du même milieu que lui. Tous ceux qui voulaient entraver la vie des affaires étaient des personnages dangereux qu’il fallait détruire, rayer de la carte. Avant de monter sur l’estrade et d’atteindre son pupitre, il eu un mot sourd pour son secrétaire : « argh ! tous des nuisibles !!! ». Il fut rapidement devant la prestigieuse assemblée.

— Mesdames et Messieurs, je vous souhaite le bonjour. C’est avec un grand plaisir que je me tiens devant vous aujourd’hui, la médiocrité des discours de mes prédécesseurs n’est pas pour rien à ce « grand plaisir », je ne vous le cache pas… Car enfin, il n’y avait rien de bien constructif dans leurs dires. A Monsieur Tutus, je dirai qu’il a de bons mots et un phrasé exemplaire, mais enfin qu’il n’aura pas touché le cœur de ses invitées. Vous vendez du vent : le progrès se fait pas à pas, et non brutalement, car le progrès brutal ne respecte pas ce que la tradition a pu apporter de bon. Ne les appelez donc pas à se soulever ! vous voudriez leur faire faire votre travail : je propose à ces charmantes demoiselles de faire ce pourquoi elles m’éliront, et je leur promets l’amélioration de leur quotidien. Le progrès efface la misère : demandez donc à mes employés s’ils sont miséreux. A Monsieur de Guérin, je dirai qu’il doit avoir beaucoup de rancœur contre cette grande bourgeoisie industrielle qui construit l’Aldarnor de demain là où ses ancêtres ont construit celle d’hier. Au lieu de vous attacher à votre tradition tel un réactionnaire, devenez un acteur de ce progrès que nous appelons tous de nos vœux. Cessez d’opposer les campagnes aux villes, c’est ridicule : comment ferions-nous pour vivre nous les citadins sans les denrées de nos paysans ? et comment feraient-il pour vivre si nous n’achetions pas leurs denrées ? Voyez, nous interagissons, chacun a besoin de l’autre, il s’agit juste de trouver un équilibre heureux.

Je m’adresse aux honorables électeurs. Je suis favorable au progrès, car il est notre meilleure chance de porter l’Aldarnor au comble de sa gloire et les Aldarnorins au comble du bonheur. Le principal devoir de l’État est d’apporter à chacun le bonheur. N’oubliez jamais cela, vous qui tenez le destin de toute nation entre les mains. Je ne serais pas un radical si jamais je ne vous parlais pas de mes doutes sur l’homme. Car voyez-vous, là où les libéraux ont une grande confiance en l’homme, nous les radicaux restons prudents. L’homme est capable du meilleur, mais l’histoire montre aussi qu’il est capable du pire. C’est pourquoi je suis contre l’idée que l’État doit rester en retrait. L’État doit être un acteur du progrès, en le canalisant pour qu’il irrigue toutes les franges de la population et qu’il ne profite pas qu’à un petit nombre de privilégiés. Apprenons à défendre davantage les ouvriers, qui sont complètement démunis face à la toute puissance des patrons. Apprenons à protéger nos agriculteurs qui souffrent du diktat des prix. L’État doit être l’arbitre qui réprime les excès égoïstes de l’homme. Les réformes menées par le chancelier d’Escault sont bonnes, mais elles ne sont pas suffisantes !!!

Mesdames et Messieurs, ne croyez pas aux frasques de M. Tutus, dépasser les conservatismes rétrogrades de M. Guérin, et surtout combattez le libéralisme aveugle de M. le chancelier.

Barentin s’arrêta brutalement. Son discours était assez incisif. Il était satisfait : il avait réussit à l’adapter pour mieux démonter ceux de ses prédécesseurs, tout en restant dans le thème et présentant son projet dans les grandes lignes. Mais il fallait bien avouer qu’il avait un peu peur du discours du chancelier : c’est un homme d’État redoutable, mais un compétiteur hors paire…

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Message  Louis-Édouard d'Escault le Sam 16 Aoû - 21:04

Le Chancelier reconnaissait la qualité des trois discours qui venaient d'être prononcés, chacun pour leurs propres raisons. Mais une chose l'avait particulièrement agacé dans le précédent : le "et surtout combattez le libéralisme aveugle de M. le chancelier" final l'avait plus qu'énervé. Il s'était tourné vers Gabriel Barentin et lui avait jeté un regard qu'on pouvait à ce stade qualifier d'assassin. Le libéralisme qu'il défendait n'était ni aveugle ni à combattre. Pourquoi fallait-il toujours que les débats mènent à la caricature ? Lui, en tout cas, ne tomberait pas dans ces travers et n'hésiterait pas, le moment venu, à faire payer à ces Radicaux cette phrase de trop. Se reprenant, il s'adressa à l'assemblée :

"Mesdames, Messieurs. J'ai la chance de passer en dernier et d'avoir pu écouter chacun de mes prédécesseurs. Je dis la chance car je ne crois pas, comme Monsieur Barentin, que c'est en parlant de "médiocrité" au sujet des allocutions de mes adversaires de campagne que nous ferons avancer le débat. J'ai toujours été respectueux de la pluralite et ma méthode, qui a jusqu'aujourd'hui fait ses preuves, est d'écouter tous les avis, même les plus excessifs, pour en tirer le meilleur. C'est précisément la confrontation de la pluralité des opinions, je dirais même la rencontre des intérêts personnels, qui nous permettra d'avancer et c'est cette maxime qui résume le dogme libéral que je défends. Je crois en effet que mon précédent Gouvernement, qui n'était pas seulement constitué de libéraux mais tirait sa richesse des différentes lignes qui y participaient, que ce soit des ministres conservateurs ou radicaux, a accomplit de grandes choses. Je crois d'ailleurs que seuls les libéraux sont capables de garantir cette pluralité indispensable au maintien de la stabilité politique et au dépassement des batailles partisanes. Aucune autre formation que celle que je représente ne saurait proposer une synthèse cohérente des contradictions qui nous animent pour atteindre le bien commun. Le bilan que je porte est celui d'un pays qui a fait un bond dans la modernité, qui s'est renouvelé politiquement, qui s'est ouvert socialement, dont l'économie s'est modernisée, qui n'a jamais été aussi riche de son histoire, qui est respecté dans le micromonde comme un modèle de civilisation mais également, et surtout, qui ne s'est pas trahi. La monarchie a été réaffirmée comme système le plus capable de nous accompagner dans cette modernisation nécessaire mais parfois brutale, les bases de notre société ont été conservées : les ordres n'ont pas disparu mais s'acquièrent davantage au mérite, notre économie demeure forte et s'assied sur une base agricole que nous jugeons indispensable. Nous nous sommes développés sans nous corrompre. La tradition, que nos chers conservateurs chérissent tant, ne s'est pas montrée contradictoire avec la rénovation que nos socialistes voudraient voir surgir dès demain. C'est cette harmonie que je vous propose de poursuivre pour un nouveau mandat, c'est cette méthode de synthèse que je veux protéger.
Mais nous, Libéraux, portons également un projet. L'oeuvre n'est pas terminée, il reste encore beaucoup de choses à accomplir. Je note, à titre d'exemple, que le progrès, thème libéral majeur que nous avons inspiré dans cette campagne, est repris par l'ensemble des candidats. Le mouvement auquel j'appartiens est force d'inspiration et de proposition. Je porte une dynamique sans cesse renouvelée et je veux dire à ceux qui pensent qu'après tant d'années passées à la tête du Gouvernement de Sa Majesté que je serais obsolète, que mon expérience me donne au contraire la capacité d'agir et que mon caractère me portera toujours au renouveau. Il nous faut agir pour l'éducation, pour la libération du commerce et de l'économie, mais aussi pour la protection des plus faibles, ceux que le système pourrait délaisser. Ne tombons pas dans les caricatures, nous ne sommes ni les défenseurs d'une économie et d'une société totalement dérégulées ni les champions d'un État central omnipotent et dirigiste. Encore une fois, c'est la synthèse que je prends pour méthode. Ainsi, personne mieux qu'un gouvernement libéral ne peut défendre les intérêts de la bourgeoisie commerciale, du peuple aspirant à améliorer son mode de vie, et d'une aristocratie garante d'une stabilité politique essentielle. Ensemble, Mesdames et Messieurs, libérons les énergies et surmontons les obstacles factieux voire sectaires."

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Message  Louis-Édouard d'Escault le Lun 18 Aoû - 19:36

Le journaliste prit la parole et annonça l'ouverture du débat à proprement parler. Désormais, il poserait des questions générales et chaque invité pourra répondre à ses interlocuteurs. La première question concernait l'actualité politique et c'est au candidat conservateur qu'il la posa :

"Monsieur De Guérin, si l'élection n'est pas encore jouée, le scrutin promet d'être serré. Seriez-vous prêt à travailler avec une autre formation pour obtenir une majorité à la Chambre ?
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Message  Stanislas de Guérin le Lun 25 Aoû - 5:40

EXLUDE : avec le report des élections, je me suis dis que je pouvais répondre à la conversation, ai-je eu tort ?

Stanislas s’enfonça dans son siège, laissant paraître son malaise face à cette question. Après quelques secondes de silence, il prit enfin la parole

Stanislas de Guérin

Candidat conservateur
« Je pense que vous avez raison : l'élection n'est pas jouée. A titre personnel, et je sais que ma réponse ne fait pas l'unanimité chez les conservateurs, je pense que nous avons de trop grandes divergences avec les libéraux pour pouvoir gouverner avec eux. Toutefois, par leurs positions en faveur du peuple, il n'est pas inimaginable, selon moi, de travailler avec les radicaux.
Néanmoins, je pense qu'il faut être clair sur un point : les conservateurs ne feront pas de prostitution partisane : nous n'abandonnerons pas nos idéaux pour quelques postes de ministres. Je pense notamment qu'une coalition gouvernementale doit respecter les idéaux de chacun et si nous devons travailler avec une autre formation, nous le ferons dans le respect de ses idées, soyez-en certains. »

Après cette intervention, le journaliste repris la parole et interrogea le candidat radical sur la position du candidat conservateur :

« Monsieur Tutus, la déclaration du candidat Guérin vous touchent directement. Souhaitez-vous répondre ? »

........................................

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